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Que fait l’État ?

Place d’Italie à Paris, le 16 novembre 2019 – Martin Bureau / AFP

Bien amochée par une implosion dont elle ne s’était jamais vraiment remise, la gauche gauchisante s’est finalement suicidée le 10 novembre dernier, non sans panache.

Comme l’affirme Nicolas Moreau : elle s’est même offert un enterrement de première classe. Depuis longtemps à la dérive, elle lorgnait par électoralisme sur ces nouveaux « damnés de la terre » des banlieues, gangrénés par l’islamisme, l’indigénisme et le décolonialisme, (la vraie convergence des luttes), seuls représentants qu’elle a su trouver. Le défilé entre ces gens de bonne fréquentation était la parfaite occasion pour célébrer au grand jour leurs sinistres accointances.

Qu’un pan entier du personnel politique et de ses instances se soit à ce point compromis ne semble pourtant pas avoir effaré tel qu’on l’aurait souhaité, en pourfendeurs du nihilisme, chez Ex nihilo. 

Pas une parole du Président de la République, qui marche sur des œufs en cette pré-campagne électorale. Pas même un coup de gueule – plus authentique qu’une tirade en novlangue technocratique – du garant de l’ordre Intérieur Christophe Castaner. Seulement des tweets faussement emportés qui décrédibilisent toujours plus l’État qu’on veut abattre.

Un complot de L’État contre lui-même.

Semblant s’habituer au pire, le pays repousse sans cesse un seuil de tolérance qui crève déjà toutes les normes. Ainsi l’œuvre des hordes de barbares – un euphémisme – à l’occasion de l’anniversaire des gilets jaunes, n’aura pas plus entraîné de condamnation par le pouvoir que la bien nommée marche de la honte. Que fait l’État, si ce n’est reculer un peu plus à chaque fois qu’il est pris d’assaut, contre ces « blacks blocs » qu’il a tous les moyens de stopper ? Que fait-il pour mettre un terme aux agressions encore impunies de ses seuls tenants face à la rue, les flics ? De quoi accréditer la thèse des complotistes pour qui L’État mise sur le « pourrissement » afin dégrader l’image du mouvement dans l’opinion, seul maître à bord – le cas Graziani, finement scruté par Rage Culture, en témoigne. On ne le comprendra encore que trop à partir du 5 décembre. Ces complotistes n’ont peut-être pas toujours tort…

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