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Pourquoi les écolos condamnent la planète

Frappées par cette révélation comme par la Grâce qui touche les païens, nos bonnes consciences écologistes se mettent en ordre de marche: l’Homme moderne abîme la Terre, achevons-le ! Après des années de traversée du désert, l’aubaine est trop belle pour rater le train de la propagande idéologique.

Nota Bene pour les ahuris:
Il ne s’agit pas ici de nier la dure réalité du réchauffement climatique et de ses perspectives désastreuses ni le consensus sur son origine anthropique, seulement de pulvériser les contre-vérités qui parsèment les discours idéologiques quant aux moyens d’y remédier. Puisque l’écologie rejoint aujourd’hui l’antiracisme, l’antifascisme ou le féminisme dans la triste et longue liste des nobles causes dévoyées

Ayant perdu les faveurs du prolétariat, l’extrême-gauche s’est trouvé une nouvelle victime du capitalisme à défendre : la Terre. Qui ira à l’encontre d’un si noble combat, dans cette époque rongée par le suivisme, le politiquement correct et l’absence d’esprit critique ?

La haine de soi, de l’Occident et de ses hommes blancs, fermentée dans le remords colonialiste est la première des explications. Observez l’autoflagellation à laquelle s’adonnent, dans un plaisir coupable, bon nombre « d’intellectuels » occidentaux en accusant leurs contemporains. Ainsi serions nous les premiers pollueurs au monde, les premiers responsables du réchauffement climatique. Remettons les choses à leur place : la France du nucléaire est le 2ème pays le moins polluant au monde, avec le Danemark, le Royaume-Uni ou la Suisse, parmi les pays riches et industriels qui occupent le haut du podium, selon une étude de l’Université de Yale.

L’impasse de la transition « écologique »

Que prônent ceux qui n’ont d’écolo que le nom en regard de ces chiffres ? La désindustrialisation en masse, l’arrêt de la croissance économique, la fermeture des centrales nucléaires au profit des énergies renouvelables.

A la notable exception de l’hydraulique, tout miser sur le solaire et l’éolien condamnerait la France, comme sa voisine d’outre-Rhin qui par démagogie a tout misé sur ces énergies, à la dépendance énergétique et à l’asphyxie, au sens propre comme financier. Depuis sa sortie du nucléaire, l’Allemagne émet toujours dix fois plus de gaz à effet de serre que la France, au même niveau depuis 2009. Elle continue de fonctionner à hauteur de 38% de son mix énergétique au charbon – dont plusieurs centrales ont rouvert – pour compenser le rendement ridicule des éoliennes et panneaux solaires. Quand il n’y a pas de vent ni de soleil, ont remet une fournée et on inspire profondément… de la fumée noire.

“Travail bâclé en Allemagne” titrait en substance l’hebdomadaire allemand Der Spiegel

Cette catastrophique transition « écologique » accélérée depuis 2011 coûtera au pays 500 milliards d’argent public jusqu’en 2025. Après l’échec allemand, le coq ferait bien d’en prendre de la graine… Quitter le nucléaire, c’est atomiser nos chances de lutter contre le réchauffement.

Raisonnement trop compliqué à tenir, inconscient de Tchernobyl et Fukushima trop inquiétant ou pensée magique ? L’escroquerie est difficile à expliquer.

Comment l’extrême-gauche française condamne l’Inde à l’asphyxie.

Toujours d’après le classement de l’Université de Yale, les pays en voie de développement sont les plus destructeurs de la planète. Mais chut ! Il ne faut pas davantage accabler le Tiers-Monde, victime séculaire de l’impérialisme blanc.

Là encore, la solution est évidente : seule la croissance permettra à ces pays de décarboner leur économie et dépolluer leurs terres, leurs eaux et leur air. Malgré ses efforts et objectifs ambitieux, l’Inde dépend encore à 80% des énergies fossiles. Que le premier Ministre Modi, nouvelle cible favorite de la bien-pensance gauchiste – excusez le pléonasme – française, soit bien inspiré de ne pas l’écouter : stopper le développement de son pays le condamnerait à moisir dans ses déchets et suffoquer avec ses cheminées. Que notre Premier Ministre à nous, Édouard Philippe, se calfeutre bien aussi les écoutilles ! Endiguer la croissance entrainerait un effondrement du pouvoir d’achat et un retour des gilets jaunes au centuple.

Les écolos n’ont que faire de la Terre, seule importe l’idéologie.

Il ne s’agit pas d’exalter le PIB comme sauveur de la planète, son niveau impactant différemment l’environnement selon qu’un pays soit dit « développé » ou « en cours de développement ».

Un bon indice de performance environnementale (EPI) est davantage corrélé avec un bon niveau de PIB (GDP) par habitant. / Université de Yale

A ses prémices, la croissance est destructrice : 12 000 personnes périrent à Londres en seulement trois jours, asphyxiées par les rejets des usines piégés sur la ville par la météo de l’hiver 1952. Imaginons un peu que Nicolas Hulot eut été alors aux commandes du pays en lieu et place du « vieux lion » Churchill : la capitale serait de l’histoire ancienne et la reine depuis longtemps enterrée, empoisonnée par ses fabriques à smog pendant qu’outre-Manche De Gaulle développait l’énergie propre.

Comme toujours, les ayatollahs verts ont contre la modernité, seule chose qu’ils exècrent véritablement, des arguments très sélectifs.

Ils choisissent de pointer avec indignation ce qui sert, et d’écarter avec force tout ce qui dessert leur idéologie. Pas question d’évoquer les taux de malnutrition, de pauvreté ou de maladies effroyables qui n’ont jamais été aussi bas voire éradiqués dans certaines régions du monde grâce au progrès technique, induit par le progrès économique. Ce n’était pas mieux avant !

La Nature aujourd’hui déifiée ne nous a jamais paru plus belle depuis qu’on a su la dompter. Pourtant, elle est extrêmement cruelle, et sait très bien nous le rappeler ces temps-ci…

Il semble que le monde menace désormais de sombrer sous la coupe d’un double totalitarisme vert.

Celui des islamistes et celui des écolos-radicaux. Au risque d’un procès en relativisme décomplexé, qui a-t-il de si capillotracté d’imaginer, après l’armée du Bien de Daech, une junte militaire verte ? Interdiction des vols intérieurs (qui ne représentent que 1,1% des émissions de GES en France), interdiction de consommer des produits provenant de plus de 150km de chez soi (autant dire qu’il ne restera pas grand-chose à se mettre sous la dent)… Jusqu’où ira l’hyper régulation liberticide – et climaticide – réclamée avec toujours plus de vigueur, notamment – honte ! – par certains députés ?

Ceux qui veulent nous interdire le ciel, dans toute leur cohérence, feignent d’ignorer l’impact environnemental largement supérieur du web et de ses serveurs mondiaux ultra énergivores. Faire une pétition en ligne est plus polluant que de prendre l’avion pour ses vacances !

La servitude aux délires anti-science sera volontaire ou sera militaire.

Comme le calife Abu Bakr-Al-Bagdadi peut compter sur ses collabos islamogauchistes, Greta Thunberg, égérie de la fin du monde, peut elle s’appuyer sur nombre d’idiots utiles : l’astrophysicien Aurélien Barrau, l’écrivain Alain Damasio, la journaliste Audrey Pulvar, avec un gratin bien fourni d’artistes bien creux : Binoche, Cotillard… dont l’affliction jouée la main sur le cœur pourrait les propulser aux Oscars (ou aux Gérards).

Le pire : que ces réactionnaires de premier ordre – Barrau est contre le déploiement de la 5G – passent pour les premiers progressistes.

Cette bouffetance de bonne conscience médiatique a son idole : la jeune suédoise Greta Thunberg. Manipulée, comme plusieurs enquêtes l’ont révélé, par le capitalisme vert friand de subventions pour son business anti-écolo du renouvelable, la jeune fille (ou plutôt son entourage) use de son autisme Asperger comme un bouclier contre les critiques. Qui oserait s’attaquer à une gamine malade ? Mutisme sélectif, empathie amoindrie, obsessions compulsives et naïveté à tendance dépressive caractérisent cette maladie. Greta Thunberg est sans aucun doute de très bonne foi, mais sa pathologie ne fait pas mystère de sa vision étriquée des enjeux… et de son instrumentalisation. L’arnaque marketing du siècle !

Greta Thunberg / Photo EPA-EFE Stéphanie Lecocq

Les discours apocalyptiques et culpabilisateurs fondés de contre-vérités prolifèrent.

Fred Vargas nous annonce sans sourciller l’extinction de la moitié de l’humanité à +1,5°C, quand le journal dit « de référence » Le Monde relaie des tribunes de veillée de fin des temps (d’ici 10 ou 20 ans).

La jeunesse, déjà affectée par le déclin occidental et la perte de repères identitaires – mais c’est un autre sujet – s’embrigade par pans entiers et sombre dans la culpabilisation d’elle-même et de ses aînés. Certains iront jusqu’à tomber en dépression – c’est le cas de Greta Thunberg – ou se faire stériliser pour endiguer l’expansion démographique (VHEMT : mouvement pour l’extinction volontaire de l’humanité). Ce sont les chinois qui seront contents…

Tels les Marcheurs Blancs qui annoncent l’apocalypse, les jeunes se mettent, dans une colère aveugle, à marcher pour le climat, sécher les cours, occuper les lieux publics et sermonner leurs parents, sans proposer autre chose que de l’intimidation et manifester autre chose que leur victimisation.

Ce raz-de-marée collapsologique progresse devant la capitulation intellectuelle des élites, plus bonnes à rien depuis les gilets jaunes.

Depuis l’abandon des politiciens mielleux et tout en componction qui, bouffés par la peur des Inquisiteurs – façon Louis de Funès dans « La Folie des Grandeurs » – observent et accompagnent la procession funèbre dans son avancée inexorable.  

Don Salluste n’a rien a envier à Hervé Morin, qui baisait les pieds de Greta Thunberg à son arrivée à Caen

Une menace qui aurait pourtant de quoi réveiller les plus léthargiques de nos libéraux, à l’exception notable de certains d’entre eux animés par l’esprit de raison et de rigueur scientifique : les essayistes Laurent Alexandre, Olivier Babeau ou Nicolas Bouzou, le (controversé) président de l’UMP Jean-François Copé ou même Mac Lesggy, qui sauve l’honneur d’un audiovisuel en perte de crédibilité sur ces sujets…

La presse anti-panurgiste fait, elle aussi, l’objet de la fatwa médiatique de ses confrères nazifiants, surtout – allez savoir pourquoi – quand elle est de droite. Valeurs Actuelles est taxé de climatoscepticisme pour avoir osé parlé de « totalitarisme vert ».

Le monde est tristement manichéen : on ne peut émettre de critique à l’égard des LGBT sans être homophobe, de l’islam sans être islamophobe, de Sibeth Ndaye sans être raciste

Le bûcher médiatique est tout proche, le bûcher climatique n’est plus très loin, mais il est encore temps de réagir.

>Lire aussi : Le capitalisme n’achèvera pas la Terre, il la sauvera

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