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La gauche française s’offre un enterrement de première classe

Le 10 novembre 2019 aura sa place dans les livres d’Histoire, quoi qu’il se passe par la suite.

En ce jour, les uns diront que le peuple musulman de France s’est levé contre la tyrannie laïque. Les autres diront qu’une grande partie de la gauche s’est suicidée en manifestant ouvertement aux côtés des Frères Musulmans. Reste à savoir qui écrira l’histoire.

La manifestation de la honte

Aucune excuse, aucun mensonge, ne pourra justifier la présence d’une grande partie de la gauche politique aux côtés des Frères Musulmans en ce jour funeste. Certains, comme Adrien Quatennens ou François Ruffin, sont restés à bonne distance de la manifestation, après avoir bafouillé quelques excuses pour avoir signé la pétition controversée. D’autres, comme Alexis Corbière ou Philippe Martinez, ont tenté de justifier leur présence dans le cortège par la noblesse de la cause affichée (la lutte contre le racisme antimusulman), nonobstant les organisateurs.

Auraient-ils été à une manifestation antiraciste organisée par Recep Tayyip Erdoğan, lui aussi proche des Frères Musulmans, ou Marine Le Pen ? Nous sommes fondés à en douter.

La vérité est bien cruelle. La manifestation était une démonstration de force de l’islam politique et de ses idiots utiles de la mouvance décoloniale. Depuis bientôt cinq ans, les militants laïques et universalistes, ainsi que nombre d’intellectuels, ont pourtant décrypté ces idéologies funestes. La première est portée par différentes organisations, dont la principale et la plus dangereuse est la confrérie des Frères Musulmans. La seconde est une idéologie qui porte en elle une haine farouche de l’Occident et un profond racisme anti-blanc, qui servent les intérêts des islamistes.

Les responsables politiques qui participaient à cette manifestation ne pouvaient donc pas ignorer qui étaient les instigateurs de cette marche : Taha Bouhafs et Madjid Messaoudène (piliers de la mouvance décoloniale en France), le CCIF (dont les soupçons de proximité avec les Frères Musulmans ont été maintes fois mis en avant), et Marwan Muhammad (ancien directeur du CCIF).

C’est aux côtés de ces gens, qui ont si souvent exprimé leur haine de la France, de la Marseillaise, ou de Charlie Hebdo, que Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’aligner samedi dernier. La trahison envers le défunt Charb, dont il avait prononcé un éloge funèbre magnifique en 2015, est complète.

Allahu Akbar et Etoile jaune

Cette manifestation fut un fiasco.

Mobiliser 13 500 personnes, un jour sans pluie, alors que toutes les organisations majeures de l’extrême gauche ont appelé à manifester, c’est un fiasco. Et les images qui resteront ne feront pas la gloire de ceux qui s’y trouvaient.

Il y a d’abord eu ces « Allahu Akbar », scandés par Marwan Muhammad, à quelques centaines de mètres du Bataclan et de l’ancien immeuble de Charlie Hebdo, comme une malsaine provocation. Non loin des fenêtres des défuntes Mireille Knoll et Sarah Halimi, ces mots, qui sont les derniers que ces malheureuses ont entendus, ont été présentés comme salis par les médias.

Jamais le mot « terroriste » n’aura été prononcé. Jamais l’usage de cette incantation, par les djihadistes, n’aura été critiqué. Pour Marwan Muhammad, ce sont les médias français qui salissent l’islam, et non pas les terroristes islamistes. Dont acte.

Puis il y a eu cette photo de la sénatrice EELV Esther Benbassa avec une enfant arborant une étoile jaune, comparant le sort des Juifs des années 30 à celui des musulmans des années 2010.

Rhétorique infâme, qui vise à nier la gravité de la Shoah en la comparant au sort de musulmans égaux en droits à tous les autres citoyens français. Indécence crasse dans le relativisme. Haine du Juif qui transpire chez les islamistes, au point de vouloir leur voler jusqu’aux symboles des horreurs passées.

Ignobles justifications d’Esther Benbassa ou d’Edwy Plenel, la première considérant que l’étoile jaune était un hommage aux Juifs, le second assurant, image sous les yeux, qu’il n’a pas vu d’étoile jaune. Mais qu’attendre d’un homme qui a survécu à ses calomnies contre Dominique Baudis, sa façon d’excuser les Kouachi une semaine après l’attentat de Charlie Hebdo, sa réhabilitation d’un Tariq Ramadan voué aux gémonies, ou encore ses applaudissements du massacre d’athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich de 1972 ?

La réalité est pourtant implacable. En 2018, en France :

  • 541 actes antisémites ont été recensés pour 450 000 Juifs, soit un ratio de 1/832[1]
  • 100 actes anti musulmans ont été dénombrés, sur une population de 4 100 000 musulmans (fourchette basse), soit 1 / 41 000

Les Juifs sont ainsi ciblés 49 fois plus que les musulmans, au bas mot.

La réalité, tout aussi cruelle, c’est que depuis 2006, 11 Juifs ont été tués parce que Juifs en France. Tous l’ont été par des individus musulmans. N’en déplaise aux décoloniaux et aux islamistes, les Juifs de 2019, ce ne sont pas les musulmans, ce sont toujours les Juifs. La victimisation que les Frères Musulmans souhaitent afin de réclamer des lois d’exception favorables à l’islam est indécente.

L’horreur de cette manifestation et la collaboration d’une extrême-gauche à la dérive avec les décoloniaux et les islamistes ne seront pas oubliées de si tôt.

Une stratégie perdante

La stratégie consistant à cibler les populations musulmanes peut avoir un sens pour certaines organisations marginales. Pour la CGT, le PCF, Lutte Ouvrière (autrefois anticléricale) ou le NPA, la démographie parle d’elle-même. Le bloc soviétique s’est effondré il y a 30 ans, et toutes les tentatives communistes de l’histoire se sont achevées par des échecs catastrophiques et meurtriers. Les derniers communistes nostalgiques se rapprochent dangereusement du sommet de la pyramide des âges, et les jeunes musulmans forment un marché nettement plus attractif pour ces petits partis.

En revanche, EELV et la France Insoumise se sont suicidés.

En 2017, à l’élection présidentielle, la France Insoumise a réuni les suffrages d’une très large partie de la gauche, par un programme ouvert à tous (19.58% des suffrages). De même, EELV, aux élections européennes de 2019, a réuni une large partie des déçus du socialisme et de LFI (13.47% des suffrages).

La ligne islamo gauchiste dans laquelle ils se sont lancés a valu à Benoît Hamon (candidat représentant le parti sortant) le score misérable de 6,36% à l’élection présidentielle, et à la France Insoumise le score lamentable de 6,31% aux élections européennes.

Cette ligne est perdante, hormis dans quelques localités de la banlieue rouge parisienne. Ce qui laisse penser que cette ligne opportuniste a été choisie par LFI ou EELV pour sauver quelques bastions (Saint-Denis, Grenoble…)

Toutefois, en ayant pour seul objectif de sauver les meubles lors des municipales, LFI et EELV courent le risque de redevenir des partis marginaux, comme le PCF, sauvant quelques villes par-ci par-là, au prix de pactes avec le diable et d’une disparition du paysage national.

La trahison de Jean-Luc Mélenchon envers Charb, l’abandon de la laïcité, les cris de « Allahu Akbar », l’indécence de l’étoile jaune, le cortège partagé avec des racistes et des islamistes, laisseront une trace indélébile, qui ne sera pas oubliée pour la prochaine élection présidentielle.

L’islamo gauchisme ne paie pas. La gauche radicale est morte. Son peuple est orphelin.


[1] https://www.gouvernement.fr/bilan-2018-des-actes-racistes-antisemites-antimusulmans-et-antichretiens

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